Archive for the ‘cultural differences’ Category

Le suicide chez France Télécom

10 September, 2010

According to the World Health Organisation, suicide is one of the three leading causes of death worldwide for people aged between fifteen and forty-five years of age and the second leading cause of death in the 10-24 age group. Les tentatives de suicide sont peut-être vingt fois plus fréquentes que les suicides réussis. Si vous lisez les journaux, vous savez que le taux de suicide en Irlande est en augmentation.

L’année dernière, 527 personnes (hommes, pour la plupart) se sont donné la mort en Irlande. Bien que les experts aient constaté il y a longtemps un lien entre le chômage et la dépression, nous avons toujours trop souvent tendance à associer le stress et le suicide aux grandes entreprises et au monde des affaires. On sait aussi qu’ il y a une augmentation dans le taux de suicide chez les agriculteurs où on cite souvent la solitude comme facteur principal.

Selon les statistiques officielles, le taux de suicide en France est supérieur à celui d’Irlande: 34,5 par 100.000 personnes en France contre 21,2 par 100.000 en Irlande.

Mais en France on parle surtout du taux de suicide dans une entreprise spécifique, France Télécom, où le taux de suicide est, pour le moins, inquiétant. Ces deux dernières semaines, cinq personnes se sont suicidés. Selon les syndicats, vingt-trois employés se sont suicidés depuis janvier 2010, et trente-cinq en 2008 et 2009. Parmi les facteurs qui pourraient expliquer cette vague de suicides on cite le stress, bien sûr, mais aussi un phénomène assez récent: les portables et le mél.

” Quand vous étiez un salarié d’un grand groupe il y a quinze ans, vous n’aviez ni téléphone ni PC à la maison. Quand vous rentriez chez vous, le travail restait à l’extérieur “, a dit Gervais Pelissier, Directeur financier de France Télécom. Ce n’est pas pour rien que le smartphone Blackberry a été surnommé aux Etats-Unis ” Crackberry ” du fait de la véritable addiction à la messagerie qu’il entraîne chez certains.

Listen to this extract from RTL and answer the following questions:

  1. How many men and women committed suicide this week?
  2. Where did they live?
  3. What has the new chief executive been doing since he started?
  4. What is the management’s reaction?
  5. How many suicides were there in 2009?

Champ de Vision Réduit

12 May, 2010

The motto of the French republic is, as we all know, Liberté, Egalité et Fraternité, which basically means we all have equal rights. Sounds great, so far. You would think that this would include being allowed to dress whatever way you want, wouldn’t you? Hoodies? No problem. Low-cut dresses with day-glo fake tan? No problem. Tweed jackets with leather elbow patches? Of course.  Islamic veil? Well, I’m afraid not. The French government plans to outlaw the wearing of certain Islamic veils by women because they are considered ‘anti-French’.

Une femme portant le niqab

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy veut interdire le voile intégral (la burqa ou le niqab) en France. Pourquoi? «Nous ne pouvons pas accepter dans notre pays des femmes prisonnières derrière un grillage, coupées de toute vie sociale, privées de toute identité. Ce n’est pas l’idée que la République française se fait de la dignité de la femme», a dit Nicolas Sarkozy. Voilà, il s’inquiète de la dignité de la femme. Mais les mauvaises langues disent que la vraie raison est ailleurs: puisque le voile cache le visage, il peut poser des problèmes de sécurité et représente une attaque contre la vie française, selon certains.

Un projet de loi sur l’interdiction de la burqa, portée par seulement 2.000 femmes en France, prévoit de punir d’une amende de 150 euros toute femme la portant et de 15.000 euros toute personne l’imposant par la force. Le projet de loi, qui sera présenté en conseil des ministres le 19 mai, est basé sur deux articles: “nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage”. Selon le deuxième article, imposer le port du voile par “la violence, la menace, l’abus de pouvoir ou d’autorité”, devient un délit passible de 15.000 euros d’amende. Le Premier ministre François Fillon a demandé  aux députés de la majorité que le projet de loi soit définitivement adopté à la mi-septembre par le Parlement.

Discrimination

Mais la discrimination a déjà commencé. En avril dernier, une femme musulmane a reçu une amende de 22 euros alors qu’elle conduisait sa voiture à Nantes. «Deux agents à moto m’ont fait signe de m’arrêter», a-t-elle expliqué à une correspondante de l’AFP. Elle leur donne ses papiers et ceux de la voiture et a dévoilé son visage pour que son identité soit vérifiée.
«Et là, le policier m’annonce qu’il va me verbaliser à cause de ma tenue vestimentaire. Je lui dis alors qu’il n’en a pas le droit, que c’est de la discrimination pure et simple», a-t-elle poursuivi. Sur le procès-verbal est mentionné l’article 412-6 du Code la route: 22 euros pour «circulation dans des conditions non aisées», le fonctionnaire estimant que le champ de vision de la jeune femme était réduit.

Pour nous ici en Irlande, ce projet de loi paraît un peu fasciste parce qu’il vise un groupe spécifique et nous rappelle les fameuses <<Penal Laws>> du dix-huitième siècle. Et si on commence par la burqa aujourd’hui, qu’est-ce qu’on va interdire demain? Les pantalons pattes d’éléphant?

Listen to this sound file and answer these questions:

  1. What does the government not wish to do?
  2. What does the government wish to do?
  3. What had Jean-François Copé wanted to do?
  4. Why was Brice Hortefeux not asked to front the government campaign?
  5. What are some politicians already saying about this proposed law?

Vous wreckez mon buzz, homme!

7 April, 2010

Although the French are often accused of arrogance – unjustifiably, in my opinion – there is one area where they betray a definite sense of insecurity: the health of their language. There is a widespread sense that the beautiful garden that was the French language is being slowly choked by the noxious weeds of English lexical borrowings, the seeds of which are borne across the English Channel and the Atlantic on the winds of  technological and social change, if I may be permitted to let a metaphor get a little out of hand.

Les Français ont toujours aimé utiliser des mots anglais, c’est vrai, et la terminaison –ing leur semble particulièrement attirante. Mais aussitôt arrivés en France, les emprunts prennent une allure très…française. Par exemple, “un parking”, ce n’est ni un verbe ni un participe présent, c’est un nom: a car park; “un lifting”, c’est a face lift; “un brushing”, c’est a cut and blow-dry; “un camping”, c’est a campsite. Plus récemment, on entend beaucoup et on lit, et souvent on se demande pourquoi: “un people” (ou “un pipol”), c’est a celebrity; “un rugbyman”, c’est a rugby player; “le scotch”, c’est the sellotape mais aussi la boisson alcoolisée scotch; “un string”, c’est a thong; “un tong”, c’est a flip-flop; “un flipper”, c’est a pinball machine. Et puis, mon préféré: “un talkie-walkie”, c’est a walkie-talkie. Il y en a des centaines d’autres.

Ce ne sont pas seulement les jeunes qui aiment parsemer leurs conversations de mots empruntés à l’anglais. Même ceux qui se vantent de leur érudition emploient des mots anglais, peut-être pour faire plus << sophistiqués >>. Bernard-Henri Lévy, un philosophe très médiatisé, dans une interview récente a utilisé l’expression anglaise So what? à deux ou trois reprises.

Si tout le monde se met à employer des mots et des expressions anglais, que deviendra la pauvre langue française? L’Académie française veille sur la langue française depuis 1635 comme une mère veille sur son enfant et publie des recommandations et des décisions sur ce qui est acceptable ou inacceptable du point de vue linguistique. En plus, il existe une organisation qui veille sur la francophonie, l’ensemble des pays qui parlent le français. Pour mettre en lumière ce problème d’emprunts lexiques, Alain Joyandet, secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie, a proposé, en février, aux étudiants et aux élèves d’adresser, par voie électronique [et non pas par mél!], à franco.mot@diplomatie.gouv.fr, des traductions innovantes pour les mots suivants : “chat”, “talk, “tuning”, “buzz” et “newsletter”- cinq mots qui ont envahi la France depuis les années quatre-vingt.

Selon un article récent de Charles Bremner, le correspondant français du quotidien The Times, les traductions gagnantes ne sont pas très impressionnantes:

  • · Le tuning (as in customizing cars) — le bolidage (from bolide = roadster/race car)
  • Le buzzle ramdam (a borrowing from Arabic, but current in French, for the festivities after sunset during Ramadam)
  • · Le talk (talk show) — le débat
  • · Le chatl’ e-blabla or la tchatche
  • · Le newsletter — l’infolettre

On ne sait pas encore si ces mots auront plus de succès que le mot << le courriel >> introduit il y a quelques années pour combattre le mot << le mél >> et que presque personne n’utilise.

La vie en rosé

20 March, 2010

The French start drinking at an early age

The French love their wine, it is true. However, they drink much less than they used to and lag behind the Irish when it somes to the league table of alcohol consumption in the OECD countries. We Irish are now probably the largest per capita consumers of alcohol in the developed world. Although Luxembourg appears to be in the lead in this chart, you have to make allowances for the fact that a substantial amount of the alcohol sold there is purchased by people from neighbouring countries availing themselves of lower prices and lower excise rates.

La consommation d’alcool a beaucoup diminué en France ces dernières années. En 1970, le Français moyen consommait 20, 4  litres d’alcool par an; en 2008, il en buvait 13. Pourtant, cette année il y a une légère augmentation, grâce au vin rosé (voir document sonore ci-dessous). Les Irlandais, par contre, ont doublé leur consommation dans la même période – de 7 litres  à 14, 3 litres en 2001, un record national. Depuis, nous avons vu une petite baisse. En 2009, la consommation moyenne était de 13,4 litres d’alcool pur par habitant, soit 490 pints ou 179 bouteilles de vin. Mais quand on sait qu’ un adulte sur cinq ne boit jamais d’alcool, cela veut dire que la consommation individuelle est, en réalité, supérieure à ces chiffres. Nous buvons 20% plus que l’Européen moyen et nous avons un plus grand pourcentage de femmes qui boivent que chez nos voisins européens – 78% contre 67%.

Selon une étude récente, ‘le vin reste la boisson alcoolisée la plus consommée chez les Français: parmi les individus ayant consommé de l’alcool au cours des douze derniers mois, 77,2 % ont bu du vin au moins une fois dans l’année, tandis que 56,2 % ont bu un alcool fort (vodka, pastis, whisky, planteur, etc.) et 53,2 % de la bière. Le vin est aussi la boisson la plus consommée quotidiennement : 12,7 % des consommateurs de l’année en ont bu tous les jours, contre 2 % pour la bière et 0,8 % pour les alcools forts. Si le vin et, dans une moindre mesure, les autres alcools (cidres, liqueurs, etc.) sont les boissons des générations âgées, la bière et les alcools forts sont celles des 20-25 ans.’

Dernièrement, on a constaté un changement dans les habitudes des Français en ce qui concerne la couleur du vin. Ecoutez cet extrait d’un reportage de RTL en cliquant ici et répondez aux questions suivantes:

  1. What has been decreasing recently?
  2. What has been increasing recently?
  3. How do we know rosé wine is becoming more popular?
  4. Why is it popular with women?
  5. What have the wine producers been working on recently?

Dublinbikes et Vélib’

25 February, 2010

Jessica Alba et son vélib'

According to the latest traffic figures, Dubliners are taking to their bikes in greater numbers. A recent traffic flow survey has shown a 74% increase in the use of bikes over the past four years. Even Jessica Alba uses one. So when were you last on your bike?

En septembre 2009, Dublin City Council a lancé Dublinbikes, un réseau de vélos en libre-service qu’on peut louer à des tarifs très abordables. En ce moment, il y a quarante stations et 450 vélos mais avec 25 000 abonnés le système connaît un tel succès qu’on espère l’élargir dans le proche avenir.

« Quelle bonne idée! », vous exclamez-vous. Alors quel génie a donc inventé ce système? John Gormley, chef des Verts, qu’on voit souvent à vélo? Non, ce n’est pas une innovation irlandaise. Comme le croissant et la tartiflette, c’est aux Français que nous devons ce nouveau service car Dublinbikes est une copie fidèle de Vélib’, un service qui existe à Lyon depuis 2005 et à Paris depuis le 15 juillet 2007. Les Parisiens ont actuellement 1 200 stations et 18 000 vélos. Comme à Dublin, le système a été mis en place par l’afficheur JC Decaux. En échange, la compagnie  reçoit des droits exclusifs sur de nombreux emplacements publicitaires à travers la capitale – ce qui ne plaît pas toujours à tout le monde.

Vandalisme

Les Parisiens ont la réputation d’ être sophistiqués et civilisés mais les statistiques officielles nous montrent que les Dublinois se comportent comme des anges comparés aux Parisiens – en ce qui concerne les vélos en tout cas. Depuis l’inauguration du service à Paris, 16 000 vélos ont été sérieusement endommagés et 8 000 ont disparu. À Dublin, par contre, seulement un vélo a disparu – mais a été retrouvé après deux ou trois jours.

Combien ça coûte ?

Paris (extrait du magazine l’Express):

L’exploitation du service nécessite un abonnement délivré sous forme d’une carte qui permet, pour un an et 29 euros, d’effectuer un nombre illimité de trajets avec les 30 premières minutes de chaque trajet gratuites, ce qui correspond par exemple à un parcours entre la place du Châtelet et la Porte d’Italie. Ensuite, il en coûte 1 euro pour 50 minutes et 3 euros pour 1h15.
D’autres forfaits sont proposés : Ticket Vélib’ 7 jours (5€) et Ticket Vélib’ 1 jour (1€).

Dublin (from Dublinbikes.ie):

When you take out a Long Term Hire Card (€10), or 3 Day Ticket (€2), the first half-hour of every journey is free. After the first half hour, a service charge applies. See below for pricing structure :

SUBSCRIPTION FEES
Long term card €10
3 day ticket €2

A guarantee of €150 is required

BIKE HIRE FEES
First ½ Hour : free
1 hour : €0.50
2 hours : €1.50
3 hours : €3.50
4 hours : €6.50
Every extra ½ Hour : €2

À vous maintenant.

Regardez ce clip et répondez aux questions.

1.  How is vélib good for the environment according to the first interviewee ( two reasons) ?

2. What does the second interviewee say?

3. What other forms  of transport does the third interviewee mention?

4. What form of energy does the fourth interviewee mention?

5. What is the gist of the fourth interviewee’s remarks?

Velib c’est bon pour l’environnement !


Saint Valentin et Dublin

13 February, 2010


Saint Valentine - Whitefriar St, Dublin

Given the reputation the French enjoy for being experts in matters of the heart, it may seem odd that they don’t really celebrate St Valentine’s day with the same enthusiasm as the Irish. Odder still, however, is the fact that the body of the patron saint of lovers, St Valentine, is buried in a church in Whitefriar St, less than five minutes walk, if you’re an estate agent, from Grafton St. We don’t normally associate Dublin with romance (Paris has had it pretty much sewn up on that score for a long time now), so how come he’s in Dublin rather than Paris or Rome?

Mais, d’abord, qui est Saint Valentin?

Selon la légende, Valentin était prêtre à Rome sous l’empereur Claude II. Pour encourager les jeunes hommes à s’inscrire dans l’armée, Claude, surnommé «le Cruel», avait interdit les mariages. En plus, il avait interdit la religion chrétienne, sous peine de mort. Valentin, trouvant ces deux décisions injustes, continuait non seulement à prêcher la parole de Dieu mais aussi à marier les jeunes couples, mais en secret. Quand l’empereur a découvert tout cela, naturellement, il n’était pas très content. Comme s’il voulait prouver qu’il méritait son surnom, il a torturé le pauvre Valentin et puis l’a décapité. Comme  les Romains fêtaient à la mi-février les Lupercales, festival de la fertilité, et comme les oiseaux commencent à s’accoupler à la mi-février, l’Eglise a fixé le jour de son martyre le 14 février 269 (ou 290, selon certains) en signe de reconnaissance pour tout ce qu’il avait fait pour l’amour.

Mais pourquoi Dublin?

En 1835, un prêtre carmélite irlandais, Dr John Spratt, a visité Rome. Prêcheur renommé, il a attiré des milliers de fidèles dans les églises romaines. Pour le remercier de ses efforts, le pape Grégoire XVI lui a offert un cadeau peu commun: les restes mortels de Saint Valentin et un calice taché par son sang. Ces reliques sont arrivées à Dublin le 10 novembre 1836, accueillies par Archbishop Murray, et ont été installées à l’église carmélite de Whitefriar St. Si vous visitez l’église, vous pourrez voir l’autel dédié à Saint Valentin dans le transept droit.

Des fidèles devant l'autel de Saint Valentin

À vous maintenant.

Écoutez cet extrait de RTL et répondez aux questions. Right click here, then click Open in new window. A sound file will start playing automatically. Shrink the new window so you can see the questions.

  1. How long has Alexandre been going out with someone?
  2. What has he planned for tonight?
  3. Why is Béatrice not celebrating St Valentine’s day?
  4. Where is her boyfriend?
  5. Where is Charlotte going with her boyfriend?

Les Gros Mots

20 December, 2009

Paul Gogarty - Irish Times

Are the French really any different from the Irish? Well, obviously, we all know they wear berets, eat snails, frogs’ legs and steak tartare, and drink gallons of artery-cleansing red wine; we, on the other hand, wear Aran jumpers, and prefer colcannon, boxty and greasy sausages washed down by pints of  the black stuff. But these  mindless clichés aside, are there any real, interesting differences between the two nations we can identify? Comparing how two reasonably similar displays of inappropriate behaviour in our respective national parliaments were handled recently might be an interesting way to start. In the Irish corner we have the Paul Gogarty ‘outburst’, as it’s being called. In case you missed it, here’s the official transcript of part of a Dáil debate on 11 December, where Green Party TD, Paul Gogarty, had the following exchange with Emmet Stagg:

Deputy Paul Gogarty: Information Zoom I respected the Deputy’s sincerity and I ask him to respect mine.

Deputy Emmet Stagg: Information Zoom The Deputy does not seem very sincere from what he has been saying.

Acting Chairman: Information Zoom Deputy Stagg will have his opportunity in a few minutes.

Deputy Paul Gogarty: Information Zoom With all due respect, in the most unparliamentary language, f*%k you Deputy Stagg. F*%k you.

Acting Chairman: Information Zoom Hey. Excuse me, Deputy Gogarty, that is most unparliamentary language.

(I’ve doctored Gogarty’s words slightly to spare your blushes.)

This video may be unsuitable for anyone embarrassed by the sight of a politician making an idiot of himself:

Choquant, non? C’est la première fois qu’un député utilise les gros mots à l’Assemblée nationale avec tant de férocité, autant que je sache. Et quelle a été la réaction du chef du Green Party, John Gormley? Il est ‘très déçu’. Voilà, c’est tout. Et Gogarty ne subira aucune sanction.

Noel Mamere - France 2

Noël Mamère - France 2

Par contre, l’Assemblée nationale française semble être plus exigeante en ce qui concerne le comportement de ses députés. Lors d’une récente invasion de l’hémicycle (the chamber) le 2 décembre par un groupe d’écologistes, un député, Noël Mamère, lui aussi des Verts, a fait un bras d’honneur –  un geste très français, un peu l’équivalent de ‘montrer à quelqu’un le doigt’ pour utiliser l’expression anglaise – en direction des députés de la majorité. La réaction? Il a été beaucoup critiqué par ses collègues qui lui reprochaient son manque de respect pour l’Assemblé nationale et pour la démocratie représentative. La sanction? Mamère recevra une lettre de rappel solennelle et il paiera une amende – un quart de son salaire mensuel, soit 1.300 euros.