Archive for February, 2010

Dublinbikes et Vélib’

25 February, 2010

Jessica Alba et son vélib'

According to the latest traffic figures, Dubliners are taking to their bikes in greater numbers. A recent traffic flow survey has shown a 74% increase in the use of bikes over the past four years. Even Jessica Alba uses one. So when were you last on your bike?

En septembre 2009, Dublin City Council a lancé Dublinbikes, un réseau de vélos en libre-service qu’on peut louer à des tarifs très abordables. En ce moment, il y a quarante stations et 450 vélos mais avec 25 000 abonnés le système connaît un tel succès qu’on espère l’élargir dans le proche avenir.

« Quelle bonne idée! », vous exclamez-vous. Alors quel génie a donc inventé ce système? John Gormley, chef des Verts, qu’on voit souvent à vélo? Non, ce n’est pas une innovation irlandaise. Comme le croissant et la tartiflette, c’est aux Français que nous devons ce nouveau service car Dublinbikes est une copie fidèle de Vélib’, un service qui existe à Lyon depuis 2005 et à Paris depuis le 15 juillet 2007. Les Parisiens ont actuellement 1 200 stations et 18 000 vélos. Comme à Dublin, le système a été mis en place par l’afficheur JC Decaux. En échange, la compagnie  reçoit des droits exclusifs sur de nombreux emplacements publicitaires à travers la capitale – ce qui ne plaît pas toujours à tout le monde.

Vandalisme

Les Parisiens ont la réputation d’ être sophistiqués et civilisés mais les statistiques officielles nous montrent que les Dublinois se comportent comme des anges comparés aux Parisiens – en ce qui concerne les vélos en tout cas. Depuis l’inauguration du service à Paris, 16 000 vélos ont été sérieusement endommagés et 8 000 ont disparu. À Dublin, par contre, seulement un vélo a disparu – mais a été retrouvé après deux ou trois jours.

Combien ça coûte ?

Paris (extrait du magazine l’Express):

L’exploitation du service nécessite un abonnement délivré sous forme d’une carte qui permet, pour un an et 29 euros, d’effectuer un nombre illimité de trajets avec les 30 premières minutes de chaque trajet gratuites, ce qui correspond par exemple à un parcours entre la place du Châtelet et la Porte d’Italie. Ensuite, il en coûte 1 euro pour 50 minutes et 3 euros pour 1h15.
D’autres forfaits sont proposés : Ticket Vélib’ 7 jours (5€) et Ticket Vélib’ 1 jour (1€).

Dublin (from Dublinbikes.ie):

When you take out a Long Term Hire Card (€10), or 3 Day Ticket (€2), the first half-hour of every journey is free. After the first half hour, a service charge applies. See below for pricing structure :

SUBSCRIPTION FEES
Long term card €10
3 day ticket €2

A guarantee of €150 is required

BIKE HIRE FEES
First ½ Hour : free
1 hour : €0.50
2 hours : €1.50
3 hours : €3.50
4 hours : €6.50
Every extra ½ Hour : €2

À vous maintenant.

Regardez ce clip et répondez aux questions.

1.  How is vélib good for the environment according to the first interviewee ( two reasons) ?

2. What does the second interviewee say?

3. What other forms  of transport does the third interviewee mention?

4. What form of energy does the fourth interviewee mention?

5. What is the gist of the fourth interviewee’s remarks?

Velib c’est bon pour l’environnement !


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Saint Valentin et Dublin

13 February, 2010


Saint Valentine - Whitefriar St, Dublin

Given the reputation the French enjoy for being experts in matters of the heart, it may seem odd that they don’t really celebrate St Valentine’s day with the same enthusiasm as the Irish. Odder still, however, is the fact that the body of the patron saint of lovers, St Valentine, is buried in a church in Whitefriar St, less than five minutes walk, if you’re an estate agent, from Grafton St. We don’t normally associate Dublin with romance (Paris has had it pretty much sewn up on that score for a long time now), so how come he’s in Dublin rather than Paris or Rome?

Mais, d’abord, qui est Saint Valentin?

Selon la légende, Valentin était prêtre à Rome sous l’empereur Claude II. Pour encourager les jeunes hommes à s’inscrire dans l’armée, Claude, surnommé «le Cruel», avait interdit les mariages. En plus, il avait interdit la religion chrétienne, sous peine de mort. Valentin, trouvant ces deux décisions injustes, continuait non seulement à prêcher la parole de Dieu mais aussi à marier les jeunes couples, mais en secret. Quand l’empereur a découvert tout cela, naturellement, il n’était pas très content. Comme s’il voulait prouver qu’il méritait son surnom, il a torturé le pauvre Valentin et puis l’a décapité. Comme  les Romains fêtaient à la mi-février les Lupercales, festival de la fertilité, et comme les oiseaux commencent à s’accoupler à la mi-février, l’Eglise a fixé le jour de son martyre le 14 février 269 (ou 290, selon certains) en signe de reconnaissance pour tout ce qu’il avait fait pour l’amour.

Mais pourquoi Dublin?

En 1835, un prêtre carmélite irlandais, Dr John Spratt, a visité Rome. Prêcheur renommé, il a attiré des milliers de fidèles dans les églises romaines. Pour le remercier de ses efforts, le pape Grégoire XVI lui a offert un cadeau peu commun: les restes mortels de Saint Valentin et un calice taché par son sang. Ces reliques sont arrivées à Dublin le 10 novembre 1836, accueillies par Archbishop Murray, et ont été installées à l’église carmélite de Whitefriar St. Si vous visitez l’église, vous pourrez voir l’autel dédié à Saint Valentin dans le transept droit.

Des fidèles devant l'autel de Saint Valentin

À vous maintenant.

Écoutez cet extrait de RTL et répondez aux questions. Right click here, then click Open in new window. A sound file will start playing automatically. Shrink the new window so you can see the questions.

  1. How long has Alexandre been going out with someone?
  2. What has he planned for tonight?
  3. Why is Béatrice not celebrating St Valentine’s day?
  4. Where is her boyfriend?
  5. Where is Charlotte going with her boyfriend?

La plus célèbre photo au monde? – 2ème partie

6 February, 2010
Un Irlandais à Paris

Un Irlandais à Paris?

If you’ve been studying your Yeats, you’ll know how in Sailing to Byzantium he wanted to be immortalised as part of a timeless work of art. Here’s the story of one Irishman who manged to do just that – or so his family claim.

Beaucoup de personnes ont prétendu se reconnaître dans cette célèbre photo de Doisneau. Vous avez déjà lu comment le photographe a été poursuivi en justice par un couple qui  cherchaient des dommages et intérêts (voir le 5 février). Un passant, au  second plan, lui aussi a suscité beaucoup de discussions. Il y a deux prétendants au titre de « L’homme au Béret»: un avocat canadien, Gérard Petit, et un Irlandais, Jack Costello. Les membres de la famille Costello sont tous convaincus que c’est bien leur papa, décédé en 1983, dans la photo et non pas le Canadien. Le seul problème, c’est que Doisneau a rencontré Petit en 1989 et s’est déclaré satisfait de la version canadienne de l’histoire. Evidemment, Costello, mort depuis cinq ans, n’était pas en mesure de le contredire. Néanmoins, la version  Costello a tant  de charme qu’on n’a pas besoin d’être irlandais pour espérer que c’est la vraie.

Jack Costello est né à Dublin, au 39 Fontenoy Street pour être précis, pas loin du Mater Hospital en 1908. Homme sage et conservateur selon ses enfants, il ne fumait ni ne buvait. Il n’avait jamais quitté l’Irlande que jusqu’en 1950 quand l’idée lui vient de partir pour Rome avec un voisin de Clontarf, Patrick Boylan. Le pape Pie XII avait déclaré l’année 1950 une année sainte et les deux amis ont décidé, en bons catholiques, d’aller visiter la cité éternelle.

Ils sont partis en moto – une Triumph 350cc Twin, immatriculée ZD 6625, selon une photo de Walter Costello, le fils. Mais lors d’une escale à Paris, Boylan s’est égaré et Costello n’a pas pu le retrouver. Errant triste et seul sur les grands boulevards de Paris à la recherche de son compagnon, Costello ignore qu’en passant devant un café en face de l’Hôtel de Ville il va devenir, en quelque sorte, immortel. Car c’est à cet instant précis que Doisneau, le célèbre photographe, appuie sur le bouton de son appareil de photo pour prendre l’image mythique de deux amants qui s’embrassent qui est maintenant mondialement connue.

Voilà comment un Irlandais, ne se doutant de rien, en route vers Rome pendant son seul et unique voyage à l’étranger, s’est fait «immortaliser». Malheureusement, Costello est mort avant la commercialisation de la photo en poster, donc il n’a jamais pu bénéficier de la notoriété de la photo.

Merci à Helen Gygax et à Colin Randall. Pour lire plus: cliquez ici .

La plus célèbre photo au monde? – 1ère partie

5 February, 2010

Le Baiser de l'Hôtel de Ville

Along with the Eiffel tower, Notre Dame and the Moulin Rouge, one of the most iconic images of Paris is this photograph. Vous avez sûrement vu cette photo des centaines de fois, peut-être des milliers de fois (voir le 14 novembre). Elle s’appelle «Le Baiser de l’Hôtel de Ville» et c’est peut-être la photo la plus connue du photographe français, Robert Doisneau. La photo a été prise en 1950 mais a dû attendre les années quatre-vingt pour devenir vraiment célèbre grâce aux posters, aux calendriers et aux cartes postales.

Le magazine américain, Life, avait commandé à Doisneau des photos sur «les amoureux à Paris» et cette photo faisait partie de la série qu’ils ont publiée sans pour autant attirer beaucoup d’attention. Ce n’est qu’en 1986, avec sa publication par Victor Francès, que la photo attire l’attention du grand public. Malheureusement, la photo a attiré aussi l’attention de deux personnes qui prétendaient se reconnaître dans le jeune couple qui s’embrasse devant la terrasse d’un café, Jean et Denise Lavergne.

Sachant que la photo était devenue le poster le plus célèbre dans le monde (plus de 410 000 exemplaires), et espérant s’enrichir, en 1992 ils réclament des dommages et intérêts d’environ 60 000 euros.  Doisneau révèle cependant  un secret qu’il avait gardé pendant plus de trente ans: la photo n’avait pas été prise à l’improviste mais, au contraire, avait été soigneusement mise en scène et que le jeune couple était en réalité deux jeunes apprentis comédiens – Jacques Carteaud et sa petite amie, Françoise Bornet. Il les avait vus se promener le jour précédent et il leur avait proposé de poser pour lui …et on connaît la suite.

Doisneau est mort en 1994. En avril 2005, Françoise  décide de vendre son tirage original de la photo. Mise aux enchères et estimée entre 15 000 et    20 000 euros, la photo s’est vendue pour la somme record de 184 960 euros.